Une dizaine d'associations du pays de Montbéliard avaient dépêché leurs meilleurs représentants et surtout représentantes pour occuper l'espace de la filature d'Audincourt afin d'apporter leur pierre à la journée de la femme. " La femme à travers son bien-être " constituait le fil rouge de la manifestation. Selon une organisatrice : " On peut revendiquer nos droits et militer. Surtout quand une étude récente montre que les femmes subissent encore une discrimination dans les salaires par rapport aux hommes et qu'elles sont les premères touchées par le chômage et la précarité. Mais on peut, dans le même temps, prendre soin de soi. Rien n'est incompatible."
En effet, mêlant beauté, instants festifs et revendications, l'évenement a pris la forme d'une grande rencontre entre femmes de différentes générations et de milieux sociaux très divers.
Rien de tel que d'aborder des sujets graves dans une ambiance musicale et en prenant soin de son image. Pour le côté sérieux, outre l'intervention de la représentante du collectif, une pétition circulait pour la libération d'Ingrid Bethancourt à qui cette journée est nationalement dédiée. Quant à la musique, elle était assurée par la troupe de la chanteuse Claire Jaumotte qui a effectué un tour de chant avec un texte à l'humour décalé et tout empreint de poésie. Ensuite, les jeunes de l'Espace Lamartine de Montbéliard ont interprété une série de chansons juste après la représentation très rythmée du groupe RBD Dancers. La MJC d'Audincourt a achevé cette partie musicale sur le déhanchement de ses danseuses orientales. Pendant ce temps, pour deux euros symboliques, un large public féminin se pressait aux stands de maquillage, coiffure et autre morphing. Laissant leurs enfants entre les mains des animateurs de Léo Lagrange des Batteries du Parc. En début de soirée, la fête n'était pas terminée puisque hommes et femmes se sont rencontrés pour une soirée dansante fort animée.
Le Pays, le dimanche 9 mars 2008